Pendant que les effectifs d’exploitants et le budget de la Pac s’érodent, le nombre d’agriculteurs bénéficiaires du RSA progresse, de 25 % depuis dix ans. Une tendance qui semble tenir autant de la banalisation du dispositif que de la précarisation d’une partie du secteur agricole. Bien qu’il reste marginal, bénéficiant à 2,5 % des exploitants en 2023, soit un agriculteur sur quarante, le RSA ne semble plus être un tabou parmi les jeunes générations, qui l’utilisent aussi bien comme une aide sociale qu’un « tremplin » pour l’installation, notamment en maraîchage bio. Malgré cette dynamique, le taux de non-recours reste élevé en agriculture, à près de 40 %, soit 6 points de plus que la population générale. Pour y remédier, l’automatisation des procédures est en route. Mais la réforme du RSA pourrait enrayer ces efforts, obligeant les bénéficiaires à effectuer 15 heures d’activités en 2025. Des assouplissements sont toutefois dans les tuyaux, à défaut d’une dérogation.
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Viande : en Savoie, L214 conteste la réouverture anticipée de l’abattoir de Maurienne
Dans un communiqué du 5 décembre, L214 annonce le dépôt d’un référé-suspension contre un arrêté de la préfecture de Savoie qui a levé plus tôt que prévu la suspension de l’abattoir de Maurienne, épinglé par l’association pour des manquements à la réglementation sur le bien-être animal. Le 15 novembre, après la publication d’une vidéo de L214, la préfecture a publié un arrêté suspendant l’agrément de l’abattoir pour trois mois. Les pouvoirs publics fixaient alors quatre conditions à sa réouverture : transmission des « modes opératoires normalisés »,…
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Céréales : l’activité des ports ralentie par la mauvaise récolte
La mauvaise récolte 2024, à environ 10 Mt en deçà des années normales, affecte les exports français, ont indiqué les professionnels présents à la Bourse de commerce européenne. « La production part d’abord à la consommation domestique, pointe Delphine Drignon, responsable marchés européens pour Intercéréales. Puis nous fournissons nos partenaires européens, et l’export aux pays tiers arrive en dernier. » Une situation qui pèse sur les activités portuaires, notamment sur la façade atlantique. « La moyenne d’export du port de Rouen est autour de 8 Mt de céréales par an, explique Manuel Gaborieau, délégué commercial d’Haropa – Port de Rouen. Cette année, nous serons…
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1950-1970 : la bascule énergétique de la Ferme France
Dans une étude publiée en 2018, deux chercheurs de l’Université Paris Cité, Souhil Harchaoui et Petros Chatzimpiros, ont établi un bilan énergétique de l’agriculture française, montrant le temps record – une vingtaine d’années – dans lequel il a été renouvelé à partir des années cinquante. C’est une transition en deux mouvements qui s’est opérée, avec d’une part le remplacement de la traction animale par les tracteurs et engins automoteurs, permis notamment par un prix du carburant attractif et un crédit bancaire facilité, rappelle le Shift Projet. Et d’autre part la généralisation de l’usage des engrais azotés minéraux, fabriqués à partir de gaz naturel, qui a permis « une…
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Fruits et légumes : la balance se dégrade sur vingt ans
La France confirme sa position importatrice de fruits et légumes selon la dernière étude de FranceAgriMer. Pour les deux catégories, la balance des échanges est négative. Même si les légumes s’exportent plus que les fruits.

